icoHistoire de Tornacum

Avant 1940, Tournai s’enorgueillit d’abriter plusieurs sociétés chorales.
Malheureusement, la guerre les éteint les unes après les autres. Mais quand, inviolé, le beffroi carillonne à nouveau, il se trouve quelques Tournaisiens prêts à se réunir pour chanter.
C’est dans cet élan qu’en 1945 la cité retrouve une chorale dont le nom sonne comme l’airain des voix qui la composent : Tornacum.
Immédiatement après la guerre, ce cercle choral, uniquement composé de voix d’hommes, renoue avec la tradition laissée par ses prédécesseurs à Tournai.
La direction brille du nom de ses chefs, étrennée par Gabriel Vanardois, elle est ensuite reprise par un carillonneur local de renommée internationale : Géo Clément.
Il cède la baguette à Félicien Doyen, chanteur ainsi que professeur de violoncelle et de musique de chambre au Conservatoire de Tournai.
Celui-ci assura la direction de 1948 à 1990, puis la confie à Michel Jakobiec, musicien émérite et professeur de chant aux Conservatoires de Mons et de Tournai.
Le Royal Cercle Choral Tornacum est fort aujourd’hui de plus d'une trentaine de chanteurs de tous âges. Ils sont répartis en quatre pupitres bien équilibrés : ténors 1, ténors 2, barytons et basses.
De par sa spécificité, Tornacum, qui se produit avec des musiciens d’orchestre professionnels, est régulièrement appelé en renfort de voix d’hommes pour des œuvres plus imposantes.
Il a ainsi rejoint l’Orchestre national de Lille, avec le Grand orchestre d’harmonie des Guides de Belgique, et d’autres formations symphoniques.
La chorale reste aussi un lieu d’enseignement mélomane, ouvert à toute personne motivée, qu’elle sache lire ou pas la musique.


Ecoutez un extrait des souvenirs de Félicien Doyen, directeur du Choral de 1948 à 1990